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11/07/2008

BELLE SORTIE DE PPDA

Comme beaucoup de Belges , je n 'ai pas manqué de suivre le dernier journal de Patrick Poivre d'Arvor hier soir sur TF1.
Il fût un grand présentateur des infos de 20h durant 21 ans et c'est avec beaucoup d'émotion qu ' il a fait ses adieux aux téléspectateurs fidèles qui l 'ont suivi avec beaucoup d'attention durant cette longue période d évènements le plus souvent tragiques qu 'heureux.
Ce grand Monsieur du PAF nous manquera beaucoup car il était très chaleureux , sensible dans ses commentaires
il faisait partie intégrante de notre entourage le soir au salon.
Sa sortie fût très émouvante par ses mots de gentillesse et d'amour citant à propos Skakespeare : " ce qui ne peut être évité , il faut l'embrasser".
Dans sa vie aussi il a a connu de grands malheurs avec le suicide de sa fille Solenn au nom de laquelle il a fondé une association pour venir en aide aux victimes de l 'anorexie.
C 'est aussi un bon écrivain comme son frère Olivier.
Il est bien dommage que les gens de qualité soient évincés des médias préférant mettre des jeunes sans expérience et plus dans le goût du public des télé realités , feuilletons et séries ringardes qu'on voit trop souvent
sur les écrans abêtissant les gens au delà de toute expression.
MERCI Patrick pour les bons moments de télé que nous avons vécus grâce à vous.

17:45 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

08/07/2008

"j ' ai tant rêvé de toi...." sublime poème de Robert Desnos

Ces derniers jours je me suis plongé dans la très belle et émouvante biographie du grand poète français résistant
mort dans d''atroces souffrances (épuisement , typhus) au camp de Térézin le 8 juin 1945 au moment de la libération du camp et à l'occasion de cette lecture j'ai découvert ce très émouvant poéme punlié dans la presse tchèque de l'époque par deux jeunes admirateurs du poète qui ont assisté ses derniers instants!
Ils ont retrouvé sur un papier ce poème et l'ont traduit en Tchèque et par après il fut retraduit en français il semble que cette version découle de l'original de 1930"
"
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance
De la voix qui m'est chère ?

J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués
En étreignant ton ombre
A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.

J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps
Sans doute que je m'éveille.
Je dors debout, le corps exposé
A toutes les apparences de la vie
Et de l'amour et toi, la seule
qui compte aujourd'hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.

J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu'il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu'à être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l'ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.

18:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2008

UN BONHEUR DE LECTURE

« Le vent de la Lune » de Antonio Munoz Molina éditions du Seuil 2007



L’auteur nous plonge dans l’été 69 en juillet dans un petit village andalous « Magina » où vit un adolescent de 12 ans , fils de maraî chers , et grand lecteur de romans de science fiction. Il est fasciné cette année là par l’expérience spatiale sur la Lune des astronautes américains Armstrong et Aldrich les premiers hommes à marcher sur l’astre légendaire.
Il suit avec passion l ‘événement sur la télévision que ses parents ont acheté sous l ‘influence de sa tante Lola , personne riche et moderne.
Il vit dans une maison dénuée de tout confort sans eau courante , ni salle de bain ni réfrigérateur et participe courageusement à la dure cueillette des oliviers.
Antonio Munoz Molina ne peut que se remémorer ses états d’adolescents confronté à l’éducation stricte catholique de la période franquiste , aux premiers émois sexuels , à la vie dure et inconfortable de la campagne.
Ce roman intimiste , bouleversant et drôle nous démontre l ‘excellence , la vitalité et la richesse de la littérature espagnole à côté d’autres écrivains comme Mario Vargas Llosa , Arturo Perez Reverte , Ramon Gomez de la Serna.
A noter aussi la très bonne traduction de Georges Bataillon .

18:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)