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12/01/2008

EXPO 1958 : UN DEMI SIECLE DEJA !!! ..NOSTALGIE

Cette année la Belgique va fêter dignement le jubilé de ce grand évènement que notre pays a connu en 1958
à savoir la grande Exposition universelle tenue à Bruxelles au sortir de la guerre.
On s'en souvient avec nostalgie : elle était magnifiquement présentée et donnait une image d'une Belgique unie
et d'un monde revenu à la paix mondiale.
Les grands pays vainqueurs montraient déjà leur puissance comme l 'URSS avec son pavillon énorme comme ses statues de Lénine et de paysans et ouvriers , son Spoutnik de la conquête de l'espace tandis que les EU présentaient un très bel ensemble voué début de la télévision couleur des avancées technologiques et scientifiques.
On découvrait aussi l 'exotisme des pays asiatiques et africains avant la chute des colonies.
Il était agréable de se promener les week ends dans les allées de l 'Expo en téléphérique ou pousse pousse
de visiter l 'attraction belge de l 'Atomium , belle réussite de la technique industrielle de notre pays annonçant
l'ère nucleaire.
Le billet d'entrée coûtait 30 FB et l 'abonnement pour la durée de l 'Expo ( 6 mois) 500FB et il y eut plus de 40 millions de visiteurs!!
Comme je sortais de l 'adolescence je ne pouvais malheureusement pas profiter des visites nocturnes et surtout de l 'ambiance des soirées folles de Belgique Joyeuse.
C'était une une autre époque avant les " golden sixties" et les grands bouleversements de la post modernité: chute des dictatures fascistes et communistes , démembrement de l 'URSS , mai 68 , nouvelle vague cinématographique
et explosion des nouveaux médias téléphone portable ( gsm) , télévision par cable et l 'internet nouveaux jouets
du 21e siècle et qui aboutissent parfois à de nombreuses dérives dans le comportement sociétal des jeunes en particulier par une utilisation abusive et non contrôlée ...
Je serais heureux de partager ses souvenirs avec d'autres lecteurs...

18:25 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2)

01/01/2008

PETALES D ' ECRIVAINS DECOUVERTES PAR BERNARD PIVOT POUR LE JDD

Pour bien finir l'année, voici quelques fleurs. Ou, plus modestement, des pétales. Des phrases extraites de quelques-uns des livres que j'ai lus en 2007. Citations, minuscules fragments, bribes. Brimborions qui interpellent, amusent, déconcertent ou séduisent.


De Vassilis Alexakis: "Un philosophe présocratique du nom de Clinias, à la question 'quand devons-nous tomber amoureux?' répond: 'quand nous voulons souffrir'." Ap. J.-C.


De Gilles Leroy: "On dit que ma folie nous a séparés. Je sais que c'est juste l'inverse: notre folie nous unissait. C'est la lucidité qui sépare." Alabama Song.


D'Eric Fottorino: "La veille, nous avions fait l'amour comme on fait des provisions." Baisers de cinéma.


D'Eric Neuhoff: "... Le type capable de nouer sa cravate dans le noir, mais pas fichu de trouver un clitoris avec une lampe de poche." Pension alimentaire.


De Clara Dupont-Monod: "La maternité, c'est l'addition d'un homme et d'une rivière de sang." La passion selon Juette.


De Pierre Assouline: "Dans certaine société, savoir s'exprimer en cinq langues, c'est aussi savoir se taire en cinq langues." Le portrait.


De Frédéric Beigbeder: "Les Américaines sont trop saines, les Françaises trop capricieuses, les Allemandes trop sportives, les Japonaises trop soumises, les Italiennes trop jalouses, les Anglaises trop saoules, les Hollandaises trop libérées, les Espagnoles trop fatiguées! Restent les Russes." Au secours pardon.


De Gilles Lapouge: "Il existe en Europe un pays qui fut créé par ses peintres. Ce pays est la Hollande." L'encre du voyageur.


De Marie Darrieussecq: "Peut-être est-ce en Tasmanie que je suis entrée dans la mélancolie." Tom est mort.


De Lydie Salvayre: "Car les pauvres sont indémodables, universels et toujours recommencés, on dirait même qu'ils ont tendance à croître et à multiplier, et que leurs réserves, contrairement à celles du pétrole, augmentent, perspective extrêmement réconfortante." Portrait de l'écrivain en animal domestique.


D'Arthur Rimbaud: "Maintenant, je m'encrapule le plus possible. Pourquoi? Je veux être poète, et je travaille à me rendre voyant: vous ne comprenez pas du tout, et je ne saurais presque vous expliquer. Il s'agit d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens. Les souffrances sont énormes, mais il faut être fort, être né poète, et je me suis reconnu poète." Correspondance, lettre à son ancien professeur, Georges Izambard.


De Yasmina Reza: "Milan Kundera, sans le connaître, parle de lui (Nicolas Sarkozy) et le définit comme 'un homme au-delà des clichés'." L'aube le soir ou la nuit.


De Philippe Sollers: "On pléiadisera Roth et Kundera, Le Clézio et Modiano, mais pour moi, c'est moins sûr, attendons ma mort, qui fera, peu à peu, monter ma réputation au beau fixe." Un vrai roman.


De Vincent Delecroix: "C'est au cours de l'une de ces libres conversations que j'avais avec lui (Montaigne) trois fois par semaine (le mardi, le jeudi et le samedi) que j'ai découvert que j'allais mourir - chose qui ne m'avait pas effleuré un instant pendant plus de quarante ans [...]. Sous l'impulsion de Montaigne, j'ai aussi repeint le plafond de mon appartement." La chaussure sur le toit.


De Gustave Flaubert: "J'ai lu par hasard un fragment de L'Assommoir, paru dans La République des Lettres, et je suis tout à fait de votre avis. Je trouve cela ignoble, absolument. Faire vrai ne me paraît pas être la première conception de l'Art. Viser au Beau est le principal, et l'atteindre si l'on peut." Correspondance, lettre à la princesse Mathilde.


De Pierre Poupon: "Il faudrait mourir comme l'on déménage, sachant où l'on va et qu'on y sera mieux qu'ailleurs et pour plus longtemps." Le Bouquet des vendanges.


Le Bouquet des vendanges (Athenaeum de la vigne et du vin, 5 rue de l'Hôtel-Dieu, 21200 Beaune) est le quatrième et dernier volume des Carnets d'un Bourguignon. Célèbre pour ses livres subtils sur l'art de la dégustation, Pierre Poupon a toujours été un grand lecteur, attentif aux nouveautés, surtout familier et expert de classiques. Déguster un texte, il sait aussi. Il nous en fournit de nouvelles preuves dans ses dialogues muets avec Flaubert, Pascal, Montaigne, Barrès, Lamartine, Julien Green, etc. Si Pierre Poupon regrette la disparition ou le dépérissement de certaines valeurs humanistes et chrétiennes dans lesquelles ses racines de vieux cep bourguignon ont toujours plongé, il reconnaît éprouver encore du plaisir à vivre ici-bas. Grâce notamment à la Littérature. Reçut-elle plus bel éloge au cours de cette année?


Meilleurs voeux à tous pour 2008.

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18:17 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)